PROMOTION DE LA COHÉSION SOCIALE ET DE LA PAIX DANS L’ATACORA-DONGA : L’ONG Élites Atacora lance officiellement le projet «Conte-moi la paix»

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L’hôtel Beau Séjour de Natitingou a accueilli, le vendredi 23 octobre 2026, le lancement officiel du projet « Conte-moi la paix ». Porté par l’ONG Élites Atacora, avec le soutien technique et financier de la Coopération suisse à travers le Programme d’appui à l’égalité de genre (PAEG). Il vise à utiliser les contes communautaires comme levier de cohésion sociale, de dialogue et de résilience locale. Le projet s’étend sur quatre communes, réparties dans deux départements à savoir Boukoumbé et Matéri, dans l’Atacora ainsi que Ouaké et Bassila dans la Donga.

La cérémonie de lancement a réuni des représentants des autorités locales, des organisations de la société civile, des leaders communautaires et religieux, notamment Jean-Marc Idakou, deuxième adjoint au maire de la commune de Natitingou, Victorine Natta, directrice exécutive de l’ONG Élites Atacora, et Cheikh Nourou-Dine Mohamed Sanni, imam de la mosquée centrale de Natitingou, ainsi que des partenaires du projet.

«La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement », disait Félix Houphouët-Boigny. L’initiative de ce projet s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer des relations de cohésion et du bien-être social des populations. La particularité de l’objectif global est de faire des femmes et des jeunes de véritables maillons, ambassadeurs de la cohésion sociale, du dialogue et de la résilience locale. Les différentes interventions ont souligné l’importance de la mobilisation collective pour préserver la paix et consolider le vivre-ensemble dans les communautés.

Prenant la parole au nom du projet «Conte-moi la paix», Victorine Natta, Directrice exécutive de l’ONG Élites Atacora, a rappelé l’ambition de naissance de l’initiative et les actions déjà engagées par l’organisation. «C’est à Cotonou que l’initiative est née, d’une femme leader qui se soucie du bien-être des enfants, des femmes et des jeunes. Et c’est dans le souci d’élargir les mêmes objectifs aux autres populations que, pour la première fois, ce projet est lancé dans les départements de l’Atacora et de la Donga», a-t-elle déclaré.

De plus, pour faire de cette mesure une réalité dans la promotion de la cohésion et du bien-être social des peuples, elle invite les autorités, les leaders communautaires, les parents, les jeunes et les partenaires à devenir des ambassadeurs de la paix au quotidien.

Elle a rappelé que la cohésion sociale se construit à travers les actes, les comportements, le dialogue et le respect mutuel. «La paix n’est pas un héritage que l’on reçoit une fois pour toutes. Elle est une œuvre collective», a-t-elle ajouté, tout en insistant sur la responsabilité de chaque génération dans la préservation de la paix.

Pour la directrice exécutive, les messages véhiculés par le projet doivent trouver un écho durable dans les familles, les écoles, les villages et les communes. Elle a notamment exprimé le souhait que les histoires racontées dans le cadre de cette initiative inspirent davantage d’écoute, de respect mutuel et de solidarité.

Elle n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération suisse à travers le projet PAEG, dont l’appui considérable a jouera un rôle déterminant dans l’aboutissement de ces initiatives.

La paix se veut une valeur inestimable qui intéresse tous les acteurs sans distinction. À cet effet, la cérémonie a également été marquée par l’intervention de Cheikh Nourou-Dine Mohamed Sanni, imam de la mosquée centrale de Natitingou.

Sa participation s’inscrivait dans la dynamique de mobilisation des acteurs religieux et communautaires autour des enjeux de cohésion sociale et de prévention de l’extrémisme violent. «J’appelle à la synergie de tous les membres des organisations de la société civile de tout le Bénin pour la culture de la paix, pour une vie mutuelle fondée sur les relations fraternelles», a-t-il laissé entendre.

À sa suite, représentant le maire de Natitingou, Jean-Marc Idakou, deuxième adjoint au maire, en procédant au lancement officiel des travaux, a salué une initiative qui répond, selon lui, à un besoin réel des populations. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner la jeunesse à travers des activités constructives et de promouvoir des comportements favorables à la paix. «Nous avons besoin de la paix dans nos sociétés», a-t-il souligné, appelant à une mobilisation collective pour soutenir les initiatives en faveur du développement et de la stabilité des communautés.

Pour les initiateurs, le recours aux contes constitue un moyen de transmettre des valeurs, de favoriser le dialogue et de sensibiliser les communautés aux enjeux de la paix. À travers les histoires racontées, l’initiative entend encourager la gestion pacifique des divergences et renforcer les liens entre les populations.

Prévu pour une durée de douze mois, le projet entend contribuer au renforcement des mécanismes communautaires de prévention et à la promotion d’une culture de paix durable dans l’Atacora et la Donga. À travers cette initiative, les acteurs impliqués espèrent que les histoires transmises deviendront des sources d’inspiration pour des comportements pacifiques et un vivre-ensemble renforcé au sein des communautés.

À la fin, un document du projet a été présenté pour mettre en lumière les principaux objectifs définis afin de promouvoir la paix mutuelle dans les différentes zones d’intervention.

N’tcha Théodore OPARA

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